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François Vergnon, au sujet de la Cyberbase de Cenon

le 11/02/2011

Nous nous entretenons avec François Vergnon, directeur de la Cyberbase de Cenon, sur l'intérêt d'un réseau numérique sur le territoire des quatre communes Cenon, Lormont, Bassens et Floirac.
"Il y a deux types de réseaux. Il y a le réseau de partenariats, sur lequel le numérique n'est pas forcément la solution, mais qui permet de construire des projets en commun. Et puis il y a le partage et l'échange de données, la centralisation de l'information, le ré-aiguillage, qui  est essentiel... et peut passer par un outil en ligne."

Pour François, chaque Cyberbase a des compétences spécifiques par rapport à son territoire.
"On devrait pouvoir déterminer quelles compétences a tel établissement par rapport à tel autre. On a les mêmes missions, mais on ne les fait pas de la même manière. De même pour les typologies d'espaces: il y a une différence entre une Cyberbase qui est indépendante, et une qui est intégrée à une médiathèque... C'est une grosse différence de fonctionnement et d'identité, qui n'est pas forcément perçue par les utilisateurs."

Cette question peut s'élargir à tous les espaces publics numériques, qui ont des horaires d'ouverture, et des équipements propres, parfois redondants, parfois complémentaires. "Par exemple, impossible de faire de la bureautique à la médiathèque. Impossible de retoucher un CV. Sur un autre espace, pas de prise USB. On devrait déterminer qu'est ce qui est précisément faisable à quel endroit, et bien évidemment, le communiquer."
François ajoute que la visite des résidents a pour le moins eu la valeur de dialoguer en parallèle avec les différents acteurs numériques du territoire, et de mettre en lumière ces disparité.
"Nous allons provoquer une réunion pour se mettre d'accord, d'abord sur la commune, puis en élargissant au niveau du territoire."

Quant au numérique dans tout ça, François estime qu'il peut être très avantageux dans certains cas. "Pour les médiathèques, c'est évident, au niveau de la mise en ligne des catalogues, la réservation en ligne... oui le relais vers un autre centre. Par exemple on pourrait imaginer un système de navette: si un livre n'est pas disponible dans la médiathèque près de chez vous, vous le réservez dans une autre, on l'achemine après jusqu'à la vôtre."

Cependant François précise que le plus dur n'est pas tant de trouver l'outil approprié que de mettre tout le monde autour d'une table. Dans ce contexte, le principal enjeu du projet "Rive Droite Numérique" serait de sortir des logiques propres à chaque institution : "élargir le débat, envisager des thèmes nouveaux. Cela ne peut se faire que par quelqu'un qui a une vision globale du territoire. Le GPV a une autonomie de fonctionnement et une réactivité qu'un autre interlocuteur ne peut pas se permettre."

http://demo.servicelab.fr/?observation=120
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