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Dan Arroues, animateur à la Maison de Quartier Georges Brassens

le 11/02/2011

Au centre culturel Palmer, nous rencontrons Dan Arroues, animateur à la Maison de quartier. Il nous explique que l'équipement informatique de la Maison de quartier a précédé la création de la Cyberbase.

"On a quatre IPAC, dans une convention signée avec la Mairie. D'ailleurs, c'est le service informatique de la Mairie qui centralise tout. Ils peuvent même contrôler les pc à distance. Le problème c'est qu'on ne sait pas exactement ce qui est interdit par la charte et ce qui ne l'est pas."

Nourdine remarque que le lien entre la Cyberbase et la Maison de quartier n'est pas évident sur la question numérique. "Pourquoi créer une Cyberbase et mettre 4 IPAC ici? Du coup nous avons perdu le public adulte qu'on avait ici. A la base, le but était que les gens maîtrisent l'outil informatique, les jeunes comme les adultes. Maintenant c'est surtout des gamins qui viennent ici."

Quelles sont les pratiques numériques des adolescents?

"De la recherche Internet, pour l'école, mais c'est surtout des jeux qu'ils demandent. Nous on propose des jeux sur CD-rom, des jeux éducatifs sur PC... et c'est également la Mairie qui nous donne l'accord de les utiliser."

Nordine ajoute que les jeunes sont souvent en demande d'activités qui ne sont pas permises par la convention IPAC. "Ils veulent aller sur MSN... Ils y vont chez eux, c'est pour ça qu'ils nous le demandent! Les blogs, ce n'est pas précisé dans la charte mais c'est moi qui leur interdit, parce qu'on peu tchatter dessus. C'est difficile à gérer, les jeunes connaissent des sites que nous même on ignore. Dernièrement, on s'est fait avoir avec le site Habbo. C'est un jeu pour ados, sur lequel on peut débiter de l'argent uniquement par l'ADSL, sans carte bancaire. On a reçu une belle petite facture après. On s'est fait avoir parce qu'on ne connaissait pas le jeu. Le problème c'est aussi qu'avec les jeunes ça peut dériver très vite au niveau de ce qui est insultes etc...c'est pour ça qu'on leur interdit le tchat. On est obligé d'être tout le temps derrière eux."

Cependant, ces restrictions sont aussi contraignantes pour des utilisations courantes de l'informatique: par exemple depuis les IPAC de la Maison de quartier, on ne peut pas retoucher son CV ou imprimer, car c'est du ressort du BIJ (Bureau d'information Jeunesse, qui est au Centre Social).

"Le lien entre tout ça? Franchement je ne sais pas..!"

Pour Dan Arroues, c'est pour cette raison que la population s'approprie les lieux d'une manière ou d'une autre. "Les jeunes viennent ici parce que finalement c'est un lieu de rendez vous. Ils se connaissent du quartier, et ici il n'y a pas qu' Internet, il y a aussi des activités, des sorties."

Ce flou dans la définition du lieu est définitivement un problème et Dan estime que l'équipement informatique de la Maison de quartier n'est pas très bien exploité. Ce qui explique aussi que le personnel soit rapidement débordé : "Il y a tellement de sites que je ne connais pas... souvent je me demande est ce que telle chose devrait être interdite ici ou pas... ça, la charte ne nous le dit pas!"

http://demo.servicelab.fr/?observation=119
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